Renforcement du partenariat entre l’Union des Comores et la Banque mondiale face aux défis économiques mondiaux

5 août, 2026

Nouvelles

L’Union des Comores et la Banque mondiale réaffirment leur volonté de consolider un partenariat stratégique afin d’accompagner le pays dans ses réformes et de renforcer sa résilience face aux chocs économiques internationaux. C’est le principal message qui ressort des échanges entre le ministre des Finances, du Budget et du Secteur Bancaire, M. MOUSSA Abderemane et l’administrateur de la Banque mondiale pour les Comores, M. Harold Tavares à l’occasion de la visite de ce dernier en Union des Comores.

Au cours des échanges, l’Argentier du pays a rappelé que la Banque mondiale demeure le premier partenaire de développement des Comores. Présente dans plusieurs secteurs clés, notamment l’énergie, la santé et la modernisation de l’administration publique, l’institution accompagne le gouvernement dans la mise en œuvre de réformes jugées essentielles pour la transformation économique du pays.
Il a souligné que les réformes que le pays  mène, s’inscrivent dans le long terme et nécessitent un accompagnement constant, saluant un partenariat fondé sur un dialogue permanent et une confiance mutuelle.

Les conséquences de la crise au Moyen-Orient

Lors de ses récentes rencontres à Washington, le ministre a attiré l’attention de la Banque mondiale sur les répercussions des tensions géopolitiques au Moyen-Orient sur l’économie comorienne. Il a notamment évoqué les effets de la fermeture du détroit d’Hormuz, qui perturbe les chaînes d’approvisionnement régionales.

Le port de Jebel Ali, aux Émirats Arabes-Unis, constitue en effet un hub logistique majeur pour les importations des Comores. Toute perturbation du trafic maritime entraîne une hausse des coûts de transport et fragilise davantage une économie insulaire fortement dépendante des échanges extérieurs.
Malgré ces difficultés, le ministre s’est montré confiant quant au maintien de l’engagement de la Banque mondiale aux côtés des Comores.

Le gouvernement bénéficie actuellement d’un appui budgétaire de la Banque mondiale destiné à soutenir plusieurs réformes structurelles. Parmi celles-ci figure la restructuration de l’Onicor, dont le processus avance de manière satisfaisante selon le ministre.

Il a indiqué que le secteur de l’importation du riz est désormais entièrement libéralisé, les importations étant assurées par des opérateurs privés. D’autres établissements publics ont également fait l’objet d’un examen dans le cadre des réformes engagées par l’État.

Ministère des Finances du Budget et du Secteur Bancaire 

 

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