Clap de fin pour le Projet d’Appui à la Gouvernance Financière (PAGF)

25 juin, 2026

Nouvelles

Après cinq années d’accompagnement et de réformes, le Projet d’Appui à la Gouvernance Financière (PAGF) a été officiellement clôturé ce jeudi lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Finances, du Budget et du Secteur Bancaire, M. MOUSSA Abderemane .

Cet événement a non seulement permis de dresser le bilan d’un programme jugé déterminant pour la modernisation des finances publiques, mais également de lancer une nouvelle phase de soutien à travers le PAGF 2.

Financé à hauteur de 7. 757 000 euros par l’Agence Française de Développement (AFD) et l’Union européenne, le PAGF avait pour ambition de renforcer la gestion des finances publiques afin de favoriser des politiques publiques plus efficaces, stimuler la croissance économique et contribuer à la réduction de la pauvreté et des inégalités.

Durant ses cinq années de mise en œuvre, le projet a accompagné le pays dans  plusieurs réformes institutionnelles et de gouvernance. Il a également permis le déploiement d’équipements informatiques au sein du ministère des Finances, la réhabilitation de nombreuses infrastructures administratives dans les différentes îles ainsi que l’amélioration des mécanismes de mobilisation des recettes intérieures.Par ailleurs, le PAGF a contribué à moderniser la chaîne de la dépense publique et à renforcer les compétences des agents de l’administration financière grâce à la création d’une véritable filière de formation en finances publiques.

Dans son discours, le ministre des Finances, MOUSSA Abderemane, a mis en avant les résultats tangibles obtenus grâce au projet. Soulignant la portée de cette cérémonie, il a rappelé qu’elle symbolisait à la fois la clôture du PAGF 1 et le lancement du PAGF 2.

Pour illustrer les progrès réalisés, le ministre a évoqué l’évolution spectaculaire des recettes fiscales. Selon lui, au début du projet, les recettes intérieures collectées par l’administration fiscale s’élevaient à environ 9 milliards de francs comoriens par an. Aujourd’hui, elles atteignent près de 19 milliards de francs comoriens, soit plus du double.Le ministre a également souligné la transformation des infrastructures administratives. Alors qu’un seul centre fiscal était auparavant disponible dans certaines localités, plusieurs centres réhabilités et opérationnels permettent désormais de rapprocher davantage les services publics des contribuables.Représentant le ministre lors du discours de clôture, M. Dhoihirdine Ahamada Bacar, secrétaire général du ministère des Finances a salué les résultats obtenus et la confiance exprimée par les partenaires techniques et financiers.

Pour lui, cette reconnaissance internationale constitue une validation du travail accompli durant ces cinq dernières années. Il a rappelé que les résultats enregistrés sont le fruit d’efforts soutenus, de réformes ambitieuses et d’un engagement constant des équipes impliquées dans le projet.

Au-delà des réalisations matérielles et financières, le secrétaire général a insisté sur la transformation de l’administration publique comorienne.Selon lui, l’expérience du PAGF a démontré qu’une administration convenablement soutenue, formée et équipée est en mesure de relever les défis de la modernisation de l’État et de produire des résultats concrets au bénéfice de la population.

En somme, la clôture du PAGF marque ainsi la fin d’un chapitre important pour la gouvernance financière de l’Union des Comores. Toutefois, avec le lancement du PAGF 2, le ministère des finances  entend consolider les acquis et poursuivre les réformes engagées afin de renforcer davantage la transparence, l’efficacité et la performance de la gestion publique.

Ministère des Finances du Budget et du Secteur Bancaire

 

 

 

 

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